Certaines personnes compare la PACES au fait de rentrer au couvent. Bon c'est certes un peu exagéré mais cela exprime bien certains sentiments que l'on ressentir pendant cette année. Je m'explique:

En septembre on quitte le monde normal, on sort de la société, notre vie se résume à la fac et notre bureau (ou la BU pour ceux qui y travaillent). Soudainement on est "enfermé", isolé, la paces est notre vie. On mange paces, on chie paces, on se lave paces, on vomi la paces!

Je ne m'y connais pas vraiment la dedans mais quand on rentre au couvent, on rentre également dans un monde parallèle, bizarre, différent de ce que 99% des gens connaissent, incompréhensible du monde extérieur. C'est exactement ça la 1ère année d'étude de santé (oui n'oublions pas les filières autres que médecine).

Puis pendant des mois (des années pour les religieux), on vit dans ce milieu étrange, on ne fréquente que des gens de ce milieu, on ne connait plus que çà (on en oublierai presque notre vie d'avant), on ne parle plus que de ça. On s'éloigne des gens qui ne font pas parti de ce monde, car il ne nous comprennent pas. Et puis on n'a plus de sujet de conversation à par les cours, les révisions, le concours alors les gens espace les coup de fils. Il faut reconnaitre que, à la fin des semestres, nous ne sommes plus de très bonne compagnie, on ne supporte plus rien, on est très chiant.

Le nonnes ne sortent pas, ne vont pas dans le monde extérieur (le vrai monde), ne voient que des nonnes, ont un mode de vie très très très particulier, comme un étudiant de paces! Et soyons honnête, c'est un mode de vie assez incompréhensible (en tout cas pour moi mais je ne suis pas la seule je pense). Tout comme certaines personnes ne comprennent pas que l'on passe quasi littéralement notre vie à bosser ( enfin seulement 70 à 80h sur 168h dans une semaine).

Bref similaire, enfin …

Et enfin la sortie. Soudainement en mai, le concours est fini et TOUT s’arrête. Plus de cours, plus de fac, plus de prépa, plus de colles, plus de concours, plus de révision, plus de poly, plus de travail d’apprentissage et de mémorisation acharné. Tu te retrouves à ne plus savoir quoi faire de tes journées, tu ne sais plus ce que tu faisais de tes journées avant la paces, tu ne sais plus ce que les gens normaux font de leurs journées. Bon il suffit de quelques jours pour se réadapter à cette nouvelle vie mais la sortie est un peu violente.

Bon j’imagine que pour les bonnes sœurs c’est pire. Mais il est vrai que j’ai l’impression de tout redécouvrir le monde. Je ne connais plus les musiques à la mode, je n’ai suivi que de manière très superficielle l’actualité des derniers mois, je découvre de nouveau programme télé (bon ça c’était pas une grosse perte)…

Tout ça pour dire que la métaphore, si on ne l’a prend pas au 1er degré, est très bien.